Les idées reçues sur l’éolien

Comment fonctionne une éolienne ?
Étape 1
L’énergie cinétique du vent entraîne la rotation des pales. Les 3 pales sont fixées sur le moyeu du rotor solidaire à un axe appelé l’arbre principal.
Étape 2

La rotation crée une énergie mécanique transmise à l’arbre principal qui actionne une génératrice produisant de l’électricité. Ces éléments sont abrités dans la nacelle.

Étape 3
Un multiplicateur adapte la vitesse de rotation de l’arbre principal pour atteindre sa vitesse optimale de 1500 tours/minute.
Étape 4

Une girouette et un anémomètre permettent à l’éolienne de s’orienter pour que les pales restent face au vent. Lorsque le vent est supérieur à 90 km/h, les pales se positionnent automatiquement « en drapeau » de manière à ne pas prendre le vent.

Étape 5
L’électricité produite par la génératrice est acheminée grâce à des câbles enterrés, jusqu’à un poste de livraison.
Étape 6
La génératrice produit généralement une faible tension. Un transformateur élève la tension à 20 kV afin d’être injectée sur le réseau électrique public.
L’éolien, source de nuisance acoustique ?
Une étude BVA mené en 2017 interrogeait les riverains des parcs éoliens
– 84% considèrent que les éoliennes sont situées à la bonne distance par rapport à leur habitation. Un score élevé sur l’ensemble des sites et quel que soit l’éloignement vis-à-vis des mats (82% en zone d’impact direct)

– D’ailleurs 87% déclarent ne pas les entendre dont 84% en zone de proximité

– Au final, le bruit représente une gêne importante pour 4% des riverains, principalement de façon occasionnelle. Une nuisance que les riverains les plus éloignés ont tendance à sur-évaluer : le ressenti des nuisances sonores augmente ainsi avec l’éloignement des mâts et les projections se trouvent parfois décalées avec le vécu.

Les règles en matière de protection acoustique des populations sont extrêmement strictes, particulièrement en France:

Depuis le 1er janvier 2012, les émissions sonores des parcs éoliens sont soumises à la réglementation des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (établi notamment par les arrêtés du 23 août 2011 (2011-984) et celui du 26 août 2011 notamment la section 6 de l’arrêté) qui repose sur l’évaluation de l’émergence chez le voisin. Les critères ci dessous proviennent de l’arrêté du 26 août 2011.

F.A.Q

L’éolien consomme inutilement des terres agricoles nécessaires à la production alimentaire ?
La production d’énergie est aujourd’hui tout aussi stratégique que la production alimentaire et de fait les grands espaces disponibles sont privilégiés par des filières en concurrence. Une éolienne de 2MW couvrant les besoins électriques de plus de 1500 personnes par an n’occupe qu’une surface au sol de 15m2 et sa plateforme moins de 1000m2.
Un hectare (10 000m2) produit 8500 Kg de blé (grain et paille inclus) ce qui équivaut à 50 Mwh/an d’énergie. Sur 1000m2, une éolienne produira 5000 Mwh/an et il restera 90% de la surface à cultiver.
Les éoliennes vont se transformer en friches industrielles ?
Le code de l’environnement précise que les éoliennes doivent être démantelées et le massif de béton arasé pour permettre une reprise des cultures d’origine.
Les exploitants de parcs éoliens sont dans l’obligation soit de souscrire une garantie financière de 50 000 € par éolienne conforme aux exigences réglementaires soit de souscrire un contrat d’assurance garantissant le démantèlement des turbines
Les éoliennes en fonctionnement sont nuisibles pour la faune ?

La Protection de  l’Environnement font l’objet de contrôles réguliers par des inspecteurs qualifiés. Des suivis ornithologiques sont imposés tous les 10 ans et font l’objet d’une étude qui suit une la méthodologie établie par les services de l’état.
Chaque rapport fait l’objet d’une évaluation par les services de la DREAL tant sur le fond des résultats que sur la forme des études réalisées.