La centrale
Implantée sur l’Ain, à Champagnole dans le Jura (39), la centrale hydroélectrique de la Serve bénéficie d’une hauteur de chute de 8,2 mètres et d’un débit dérivé de 8,2 m³/s. Équipée de deux turbines Kaplan, elle dispose d’une puissance totale installée de 850 kW et produit environ 3 GWh d’électricité renouvelable par an.
Construite dans les années 1940, la centrale s’inscrit dans l’histoire industrielle et hydraulique du territoire champagnolais. Rachetée en 2019, elle fait aujourd’hui l’objet d’un programme d’optimisation visant à augmenter sa production.
Un peu d’histoire
L’histoire du site de la Serve remonte à 1781, lorsque Pierre et Hugues Dolard ainsi que Polycarpe Vuillermet obtiennent une concession sur une partie de la rivière de l’Ain et sur le cours d’eau de la Serve afin d’alimenter une usine à fer. Les installations, également appelées « usines de la Serve », se développent ensuite autour des activités métallurgiques.
En 1854, les usines de Champagnole sont apportées à la société des Hauts-Fourneaux, Fonderies et Forge de Franche-Comté. Elles sont cédées en 1937 à la Société Lorraine des aciéries de Rombas, qui deviendra par la suite SIDELOR.
En 1939, un bail portant sur les ouvrages hydrauliques est conclu avec Fernand et Charles Giraud-Sauveur, qui s’engagent à construire une centrale hydroélectrique. La société Énergie de l’Ain Supérieur (EAS) est créée le 21 décembre 1939. La construction de la centrale débute en 1942 et sa mise en service intervient selon cette chronologie en 1943.

Nombre de turbines

Puissance totale installée

Production annuelle

Habitants en équivalent de consommation électrique annuelle

Tonnes de CO2 évitées par an
Nouvergies souhaite augmenter de 25 % la production annuelle de la centrale, pour la faire passer de 3 GWh à 3,75 GWh. Cette évolution s’inscrit dans le cadre du passage en contrat de revente H16 et repose sur l’optimisation des équipements existants.